Figure centrale du roman libertin du XVIIIe siècle, Claude Prosper Jolyot de Crébillon, dit Crébillon fils, excelle dans la peinture ironique et légère des mœurs mondaines. Son œuvre, marquée par le badinage et la conversation galante, a profondément influencé le ton du genre.
Officier d'artillerie devenu romancier, Laclos ne publie qu'une seule œuvre de fiction majeure, Les Liaisons dangereuses, mais celle-ci suffit à en faire l'un des plus grands noms du roman épistolaire et de la littérature libertine dans son ensemble.
Auteur le plus radical et le plus controversé du genre, Sade développe une œuvre qui mêle fiction, philosophie matérialiste et critique de la morale religieuse. Voir notre dossier complet : Marquis de Sade.
Poète majeur du début du XXe siècle, Apollinaire s'est aussi illustré comme éditeur et auteur de textes érotiques, contribuant à la fois à la redécouverte de Sade et au renouvellement du genre libertin par sa propre plume.
Diariste et romancière franco-américaine, Anaïs Nin est surtout connue pour son journal intime monumental et pour des recueils de nouvelles érotiques écrits initialement sur commande. Son écriture se distingue par une attention psychologique fine portée au désir féminin, à une époque où ce point de vue restait rare dans la littérature érotique, majoritairement écrite par et pour un regard masculin.
Pseudonyme d'Anne Desclos. Journaliste et traductrice, elle publie sous pseudonyme Histoire d'O en 1954, roman qui suscite une controverse durable et reste une référence incontournable des débats sur la représentation littéraire de la soumission consentie.
Officier et diplomate, il incarne la veine la plus légère et picaresque du roman libertin du XVIIIe siècle, avec des œuvres au ton enjoué et à l'intrigue mouvementée.
Bien que davantage connu comme philosophe et encyclopédiste, Diderot a contribué au genre libertin avec des textes comme Les Bijoux indiscrets, mêlant satire sociale et fantaisie narrative.